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VISITES DANSÉES

DANS LES COLLECTIONS PERMANENTES « REPÈRES » MUSÉE NATIONAL DE L’HISTOIRE DE L’IMMIGRATION

 

La visite dansée de l’exposition « Repères » par Steve Kamseu est une commande du Musée national de l’histoire de l’immigration - Palais de la Porte Dorée.

 
 
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Avec un sens inné de l’improvisation, le danseur Steve Kamseu provoque des rencontres surprenantes entre Hip Hop Freestyle et danse contemporaine à travers la visite du Palais de la Porte Dorée et du Musée national de l’histoire de l’immigration.

 

Le Palais de la Porte Dorée a eu plusieurs
fois l’occasion d’accueillir le danseur Steve Kamseu, avec le metteur en scène Philip Boulay ainsi qu’avec les chorégraphes Pierre Rigal et Radhouane El Meddeb, notamment lors du Grand Festival contre le racisme et l’antisémitisme.
Il a souhaité s’engager aux côtés de l’Etablissement tout au long de du Grand Festival contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT en proposant des visites dansées dans plusieurs espaces du Palais.

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LE CONTEXTE

Pour comprendre les mécanismes du racisme, le détour par l’Histoire est
essentiel. Il permet d’analyser pourquoi
et comment naissent les stéréotypes qui sont à l’origine du racisme. L’exposition permanente « Repères, deux siècles d’histoire de l’immigration en France » du Musée national de l’histoire de l’immigration offre de multiples possibilités et différentes approches à travers ses collections historiques, ethnographiques et d’art contemporain, pour appréhender les ressorts économiques, sociaux, politiques
et culturels qui contribuent à forger les représentations des immigrés et des phénomènes migratoires dans la société française.

Repères est un parcours sensible qui entrecroise des références historiques permettant de comprendre les phéno- mènes migratoires, le regard des artistes et la représentation par les œuvres avec les récits de celles et ceux qui, ayant immigré, vivent sur le sol français.

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UN PARCOURS ORIGINAL

L’exposition à travers un parcours thématique de visite racisme et antiracisme présente donc de nombreuses œuvres
et documents, l’artiste en a choisi 5 qui résonnaient avec son histoire personnelle et subjective. Des stations qui lui ont permis d’interroger le public sur la question du racisme et de la persistance de ses représentations. Il a amené le public à porter un regard sur la violence du racisme, ses injustices mais plus encore sur l’énergie que l’on doit déployer pour résister, exister et créer.

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UNE RÉSONANCE TOUTE PERSONNELLE

S’obliger à se regarder comme homme noir, issu de l’immigration subsaharienne – de parents tous les deux camerounais – il ren- contre l’oeuvre de Barthélémy Toguo qui fait écho à plusieurs endroit.

Il endosse plusieurs rôles tout au long de cette visite, nous prenant en charge à la ma- nière d’un passeur, vendeur de rêve :
« je vous donne, vous prenez (...) nous sommes arrivés, le pays est magnifique (...) il y a tout ce que vous voulez ici... ».

Mettant en scène son corps dans une gestuelle connectée avec la diversité des danses qui ont migré dans le corps des esclaves déportés, des immigrés.

Nourrit des danses qui se sont inventées dans les cités cosmopolites, forgées par les vagues de déportations et d’immigrations.

C’est la complexité de cette histoire façonnée par les grandes inégalités de l’ordre social, qui surgit dans sa danse.
La circulation, le décalage, l’appartenance, la superposition, la mémoire les couleurs, les actions ordinaires et le geste sont les matières primordiales à sa pratique créative.

Relier le contenant et les contenus :
l’artiste connait bien le projet du musée,
il choisit de faire faire au spectateur une boucle reliant ce qui s’est dit, ce qui s’est
vu dans l’exposition située au 3ème étage, avec le bâtiment, un ouvrage imposant
des années 30 et dont la façade porte les stigmates d’un racisme organisé et assumé. Il se met en scène dans un discours charabiesque, et néanmoins poétique,
un discours prônant rien d’autre que l’amour.

Textes & Photographies : A. Chengal
Visite dansée-Exposition «Repères» © A.Chengal2017